• L'ennemi extérieur était le Barbu terroriste assoiffé de sang et de prières. Nous avons dorénavant un ennemi intérieur : le jeune (de 15 à 35 ans) qui lit L'insurrection qui vient (ed. La Fabrique) et qui fait parti d'une "mouvance d'ultra gauche".

    Le pire crime : avoir mis en retard des TGV. Ca c'est du grand terrorisme. Le pire, c'est que ce sont surtout les membres du CACA40 qui s'inquiètent :

    le responsable de la sécurité d'une grande chaîne hôtelière demande si, "par rapport au petit groupe qui a cherché des noises à la SNCF", les entreprises ont "matière à s'inquiéter". Dans cet entre soi, où sont réunis, à Paris, ce 26 novembre, des patrons du CAC 40 membres du club des directeurs de la sécurité des entreprises (CDSE), on se parle en confiance. "Oui, il y a une crainte, répond à la tribune Gilles Gray, sous-directeur de la protection économique à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en évoquant "une philosophie qui se développe en Europe". (Le Monde)

    Stratégie pour créer la peur après l'essouflement de l'islamisme barbare qui entre en guerre sontre l'infidèle de chrétien occidental, l'anarchiste autonome est une pure invention de notre chère ministre de l'Intérieur (de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, faut pas l'oublier). La DCRI, les renseignements intérieurs, ont pondu une étude : "Du conflit anti-CPE à la constitution d'un réseau préterroriste : regards sur l'ultragauche française et européenne". Tout est dit.

    Tout remonterait du CPE, de ces bandes d'anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus qui saccageraient tout pour assoir leur soif de révolution. Une structure super-organisée qui pourrait perturber le système et le basculer tout en chantant "Mort aux vaches, morts aux condés" ? Et bien sûr tout cela étendu au niveau européen. Merci Michèle, tu nous sauves du nouveau péril noir, qui refait surface après les vilains attentats des années 1900...

    Populasse, ayez peur de cette bande organisée classée aux côtés des islamistes, des Corses et des Basques ! Ayez peur de ces 300 individus qui vont tout détruire sur leur passage, ralentir des TGV, casser des panneaux publicitaires, brûler des poubelles et foutre le bordel dans les rues après quelques bières ! Ayez peur, consommez pour vous rassurer, la police rafle dans les écoles pour 2 bouts de shit, consolez vous, le plan de relance va nous sauver !!!

     

    Voir l'article ici aussi : LeMégaphone.com


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  • La crise mondiale venant de son propre pays, Mister Deubeuliou s'étonne de se prendre des vents...




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  • Fin d'un cycle ou fin du système lui-même ?Nous le verrons plus tard. Mais ce qui est sûr c'est que des choses vont changer. Pour pas mal de temps.

    L'American Way of Life n'est plus. CONSOMMER n'est plus le mot magique. Les Etats-Unis ont toujours redémarré leur économie grâce au crédit. Mais c'est celui là même qui les a plongés dans la crise. Nous avec...Avec 0,4% de taux d'épargne (contre 15% en France par ex.), il n'y a plus de marge de manoeuvre. Ils ne pourront plus acheter leur petite petite maison en carton, leur grosse voiture, bouffer pour 8 ou jouer les casino à Noël, le monde n'acceptera plus de jouer les maisons de crédit.Surtout que le Reste n'est plus en mesure de le faire. On croyait la Chine, l'Inde ou la Russie prendre la relève et affirmer leur indépendance de l'Occident impérialiste, il n'en est rien. Rien qu'à voir que l'économie russe reposait sur le pétrole et les capitaux étrangers, le premier voit son prix divisé par 2 en trois mois et les seconds fuient à grande vitesse pour les convertir en monnaie toute liquide.

    25 000 milliards de dollars se sont volatilisés. Du vent créé par du vent parti en vent.

    Crise des subprimes ? Non bien sûr, crise du néolibéralisme et du capitalisme qui va avec. La superpuissance AMERICA avait bien des pieds d'argile. Cela depuis 30 ans lors du big bang de la dérégulation. Produire à bas-coût en Asie, utiliser les fonds destinés à l'investissement pour nourrir l'actionnaire, consommer à crédit, faute de revenus décents. Rajouter à cela le dollar comme monnaie mondiale. Tour le monde en possède, mais personne peut s'en débarrasser. Un hold-up bien organisé. Hold-up qui a abouti à un déséquilibre indomptable.

    Et paf ! Voilà la fin de leur monde.

    Mais vers où allons nous ?

    Pour certains nous avons quelques mois pour décider de ce que chaque individu désire comme manière de vivre. Tous les choix sont possibles. Les rênes sont lâchés, les décideurs ont quitté le navire. Ils sont peut-être trop optimiste. Le pouvoir garde le contrôle par son canal médiatique. Et la population elle-même ne veut pas être libérée. Libre veut dire seul. Et dans le brouillard.

    Mais sans boussole ni radar, on risque de se perdre dans les méandres ou pire, se fracasser contre les rochers.


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